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Patator mhsc


Inscrit le: 05 Aoû 2005 Messages: 433 Localisation: Neuchâtel
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Posté le: 24 Juil 2007 12:09 Sujet du message: [Ligue 2]: Rolland Courbis, un chef de meute au grand cœur |
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Rencontre avec Rolland Courbis, le médiatique entraîneur de l'équipe de football de Montpellier
Il est comme ça le grand Rolland. Lorsqu'on lui a demandé de choisir un endroit où il se sent bien, un havre de paix où il aime méditer, le colosse nous a indiqué un lieu qui est le témoin, chaque semaine, de son "repas du lundi soir".
« J'ai instauré ça avec mon staff, explique l'ex-coach de l'OM. Après la saison qu'a vécue le club, il était important de remobiliser tout le monde, de redonner confiance. » Ce n'est pas forcément comme cela qu'on imaginait l'endroit où Rolland Courbis aime se reposer du tumulte ambiant. Mais c'est son caractère. En pianotant sur internet, on peut découvrir son thème astral : « La prédominance d'éléments planétaires dans l'hémisphère sud vous pousse à vous montrer et à rendre visible tous vos actes et ce que vous avez en tête. » Voilà qui est dit.
Chaque semaine, une pizzeria est choisie par Christian Masi, l'intendant du club. Et que ce soit celle du Palais, au centre-ville, Chez Vincent aux Beaux-Arts, ou encore la Caza Pizza sur le port de Carnon, tous ces endroits sont témoins d'une belle ambiance. « On passe notre temps à rigoler. Le coach a beaucoup d'humour... », confie Christian.
L'homme, jamais avare de gourmandises verbales, passe sa commande : « Une salade, une Napolitaine bien cuite, une entrecôte frite, une double part de tiramisu s'il vous plaît ! » Gros appétit donc. « Y'en a qui préparent le Tour, moi, je prépare le resto. »
Deux bouteilles de vin, du Fortant (un rouge et un rosé), un seau à glaçon, et le repas peut commencer. « User mais pas abuser », confesse-t-il. Tel le messie au milieu de ses disciples, Rolland Courbis distribue ses consignes comme du bon pain, et multiplie les boutades. « On parle un peu de tout », certifie-t-il. L'entraîneur du MHSC pose ainsi inlassablement des questions portant aussi bien sur le vélo - « Qui est en mesure de gagner cette année ? » - que sur l'histoire du club, vainqueur de la Coupe de France en 1990 avec Cantona, autre personnage emblématique du football hexagonal.
Bref, un repas qui, même s'il le nie, coupe avec la monotonie de sa chambre d'hôtel, à Antigone, son adresse officielle. « Je suis bien à l'hôtel. On s'occupe bien de moi. En plus, j'ai pas besoin de faire le lit le matin en me réveillant ! » Et cela peut parfois s'éterniser jusqu'à minuit, 1 h, et se poursuivre au bar de l'hôtel. « Je me couche tard depuis tout petit », confesse-t-il.
La fin du dîner approche. L'homme qui est allé jusqu'en Russie pour entraîner commande un thé. Un peu de finesse dans un monde de brute ? « C'est pour digérer. »
Puis vient le temps de régler l'addition. Et là, on ne rigole plus : c'est Rolland qui paye. « Il fait un scandale sinon, atteste Christian. Il ne veut pas qu'on paye. » Alors, Coach Courbis arrose tout le monde. Sans oublier les employés de la pizzeria. La consigne est stricte : « Vous laissez tous 2 € de pourboire », lance-t-il à tout son staff, comme pour se faire pardonner du désagrément causé au restaurant. Car quand le Coach se déplace, ce n'est pas l'hystérie. Mais quand même. Un couple s'avance jusqu'à sa table pour obtenir un autographe : « Pour Adan », explique le père. « Et Eve, elle est où ? », lance Christian. Hilarité générale. Et lorsqu'un photographe, chasseur de touristes en quête de souvenirs, s'approche de lui pour proposer ses services, le chef lui lance : « On est ici incognito. Alors pas de photo ! » Sa grosse voix attire les regards des gens qui se demandent qui peut bien être cet homme au regard rieur. « Parfois, c'est l'émeute », témoigne Christian.
En fait, même si une collation avec Rolland Courbis est animée, ce sont pourtant ces moments-là qui font son intimité.
Mais attention, gare à l'impair. Si l'équipe perd, il faudra changer de pizzeria la semaine prochaine. Superstitieux Rolland ? « Il faut toujours un fautif quand on perd. Si c'est pas moi, c'est la pizzeria ! », blague celui qui a maintenu le club in extremis la saison passée. En espérant que la liste des pizzerias écumées soit courte cette saison.
Sébastien HOEBRECHTS
Midi Libre - 24 juillet 2007 |
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